TOutheùh La MuZikeùh Que J'aimeùh !

ici tu trouveras mes chansOns FavOrites !
Tu peux :
- les mettre sur tOn blOg
- Me demander d'en mettre une de tOn chOix
- Les ecOuter [Of cOurse]


vOila !



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petite infO : Je change les chansOns à la demande en plus du Changement hebdOmadaire !
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TOutheùh La MuZikeùh Que J'aimeùh !

# Posté le dimanche 11 mai 2008 11:50

Modifié le lundi 26 mai 2008 07:15

Drink tO Be Drunk Saved

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{F.R}




???- OCEANE, C'EST TOI ?!!!

J'ouvre lentement les yeux tentant par un effort extréme de relever ma tête poir voir la personne qui me parle, en vain. Je me sens subitement glacée, non, je n'ai pas seulement froid; je suis gelée à l'intérieur.
Une main se pose sur mon épaule me sussurant des mots encourageants et réconfortants. J'arrive enfin à tennir les yeux à demi ouverts, je pose alors mon regard sur ce qui ce présente devant moi. Etrangement, je ne vois rien, juste un mur de verre autravers duquel des formes foncées bougent aléatoirement. En ayant reculer un peu ma tête, je me rend compte qu'il ne s'agit que d'un verre d'eau posé devant moi.
Mon cou, d'une nonchalence accablante se tourne pour observer le reste du décor.
Ma vision est encore floue mais j'arrive à deviner que je suis à la terrasse d'un café, les personnes assises aux tables voisines me regardent. Un homme, grand, à la peau foncée se tient à quelques métres de moi, l'air inquiet. A coté de moi il y a Déborah qui visiblement n'a pas l'air d'aller aussi mal que moi. Et s'approchant vers moi, le visage décomposé et les yeux ouverts comme un livre dont le titre serait
"La peur" : ma mère !
Tout se passe alors trés vite. Des mots hurlés au grand homme, Deborah qui monte dans une voiture, ma mère qui me prend délicatement dans ses bras et une soudaine nausée, pas le temps de prévenir, du liquide monte dans la gorge prennant bien soin de me l'enflammer au passage avant de finir sur bord du trottoir. Et aprés, plus rien; des pleurs, des sanglots, les miens, des respirations saccadées, celles de ma mère, des repirations de plus en plus lentes, toujours plus lentes....

[ellipse]

Il y a des bruits à coté, visiblement une personne parle toute seule, j'entends alors qu'on raccroche un télephone et les bruits s'arétent.
Je me sens bizzare aujourd'hui, comme si je vennais de naître. Je ne sais plus rien, je ne comprend rien, je ne me pose aucune questions. Soudain une porte s'ouvre, celle de ma chambre dans laquelle je viens tout juste de me réveiller. Quelqu'un entre, de grosses cernes sous les yeux, les mains tramblantes et le visage crispé.

???- Ca va ?
J'essaye de répondre mais aucun sons ne veut sortir de ma bouche. Je force sur ma voix mais le seul résultat que j'obtiens c'est une irritation qui m'échappe des toussotements et une forte odeur d'alcool.
Je me résigne à seulement hocher de la tête.

???- Tu veux qu'on parle ?
Moi- Non, ca va.
???- Tu es sûre, tu m'as pourtant dit hier que tu voulais qu'on parle aujourd'hui, tu as dit que tu voulais me raconter pleins de choses
.

J'ai soudain une sorte de flash. Je me revois, dans cette voiture, suppliant ma mère, la suppliant de m'écouter, lui pleurant toutes les larmes qui restaient en moi pour qu'elle reste à mes cotés.
Un terrible mal de tête me prend et je ne peux m'empécher de grimacer.


???- Ca va ?
dit-elle vennant immédiatement s'assoir près de moi.
Moi- J'ai un peu mal à la tête mais c'est pas grave...
???- Tu veux que je te donne un Dolipranne ?
Moi- Non !!

Répondis-je violemment du tac-au-tac.
Ma mère me regarda alors avec mélancolie me demandant de vennir manger avec elle dans la cuisine. Je savais cette fois-ci que cela ne servirait plus à rien de répondre que je n'avais pas faim. Je n'avais même plus la force de me battre
.

Je la suis alors, mais elle s'arréte devant la glace murale de ma chambre et y regarde mon reflet, je suis son regard et me vois.

Maman- Regarde-moi ça ! Qu'est-ce que tu en dis ? Ca te plait ?
Moi- Pas vraiment non ...

Dis-je au bord des larmes.
Maman- Alors ? Comment tu te trouves ?
J'hésitais, méfiante de sa réaction, puis lui avoua que je me trouvais
"grosse, surtout mes cuisses, regarde ca c'est catastrophique !!"
Je m'étais un peu emportée. Mes yeux fixaient toujours le miroir, mais ce n'était plus mon reflet que j'observais. c'était ma mère, derrière moi qui retenait des larmes. Je me retourna subitement m'excusant pour ces paroles qu'elle ne pouvait peut-être pas comprendre.
Elle ne répondit rien à cela et me suggéra seulement de prendre mon petit déjeuner.


Elle sortit du placard des céreales et les déposa à coté du lait, sur la table. Je ne bougeais pas, je la regardais faire. Elle s'assit en face de moi et me dit :
" Il faut que tu mange !! Tu veux autre chose peut-être ?"
mes yeux firent linventaire de tout ce qui se trouvait là jusqu'à ce qu'ils trouvent une cible.
Moi- je vais simplement prendre une orange...
Maman- Océane...tu sais qur ca ne suffit pas, prends des céreales je t'en supplies.

Je me résignais devant sa voix pleine de tristesse et d'attention à mon égard. Je sentais qu'elle faisait pour mon bien.
Je me servit alors un grand verre de lait et une grosse poignée de cérelaes, puis plingea ma cuillère dans le verre, non sans dégout
.
"C'est tout !?" me dit ma mère. "mais il n'y a rien là-dedans, prends un vrai repas, je sais que cela fait trois jours que tu n'as rien mangé !
Moi- Mais hier j'ai quand-même ..
Maman- Ca ne compte pas, ce n'est pas nutritif !!"


je me servis encore une peu de lait et de céreales, puis replongea ma cuillère dans le verre, pris des céreales, et entrepris de les mettre dans ma bouche. Mais à peine ceux-ci eurent pénetrés dans mon corps, que ce dernier les en délogérent.
Je ressentis une forte infflamation au niveau du ventre et expulsa encore un peu de liquide sur le tapis, avant de me retrouver dans le centre d'analyses médicales, assez angoissée par ce que ma mère allait découvrir sur les résultats. A ce moment là, un seul mot me vient à l'esprit
"Hard Rock Café"



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cOucOu, chapitre un Peu cOurt, mais étant dOnné Que je SéChe les cOurs a Partir D'aujOurd'hui, je vais mettre Des Suites Plus sOuvent =D

Hein-Ce-Temps©

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Drink tO Be Drunk Saved

# Posté le dimanche 25 mai 2008 08:19

Modifié le lundi 26 mai 2008 07:11

Everythings Must Change...cOmmencOns dOnc Par Ca !!

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{F.R}



Mes examens médicaux ne montraient aucunes carrances quelquonques mis à part le fait que mon systéme hormonal était totalement chamboulé !
En effet, cela devait maintenant faire six mois que ce qui faisait de moi une femme avait cessé son activité au sein de mon corps. Je me sens vide, creuse, glacée, de marbre, stoïque...je ne sais comment exprimer ce que je ressens. Je suis livide et je ne ressens rien que l'envie de pleurer et de tout recommencer à zéro sans que l'on me pose de questions. Je ne veux plus que l'on fasse aucunes allusions à mon passé, je veux devenir une autre "moi".
Mais c'est dur vous savez, lorsque vous vous retrouvez dans une école où vous ne vous sentez pas à votre place, où personne ne voit le monde de vos yeux. Lorsque vous étes dans une maison, sans fréres ni soeurs, avec pour parents un père qui ne comprend pas vos maux et qui crie sur vous pour que vous vous soumétiez à sa volonté : manger.
Ma mère, elle, m'aime tout simplement, et c'est elle qui me rend le plus riste car je ne veux pas lui faire de peine mais je n'arive pas à aller mieux, c'est tout simplement impossible à faire, pourtant j'essaye croyez-moi. Sans grande conviction je vous l'accorde, mais j'essaye quand-même...
Aujourd'hui, nous sommes à l'avant-veille de la rentrée scolaire, et j'ai décidé de commencer à changer. Oui, je suis en pleine forme - enfin relativement par rapport à mon état des jours précédents - et je suis tout-à-fait préte pour changer. Seulement par où commencer ?
Je me léve et me plante devant ma glace. Eh bin dis-donc, je n'en méne pas large de mes 38Kg toute mouillée...
Par où commencer donc mon changement ?
je m'interroge pendant quelque secondes, ne me quittant pas des yeux, puis je me décide enfin.
"c'est ma tête ! ca ne va pas il faut que je change de tête, ca me rappelle trop de chose auxquelles je ne veux plus penser....Je vais changer de tête, ce sera déja un bon début."

Et c'est ce que je fit, le jour même, je trouvais chez le coiffeur qui me coupa mes longs cheuveux, me les teints et me les mécha, tout comme je le lui avait demandé.
Ma mère, qui vint me chercher quand ce fût fini, me reconnu à peine. Elle ne me voyait plues avec mes longs cheuveux sales, difformes et incroyablement longs, un reste de frange de l'annés passée sur les yeux. Non, elle me voyait maintenant avec les cheuveux d'une longueur raisonnable dont leur couleur rousse se mélait à des méches noires prenant racines sur le dessus de ma tête et venant s'éparpiller sur le reste de ma chevelure.
Nous rentrâmes à la maison et sur le chemin, ma mére me fit la remarque que mon pantalon tombait. Je me tourna alors vers une porte vitrée qui reflétait ma triste personne et c'est là que je décidais de la deuxième chose que je devais changer : mes vétements.
Mes vètement étaient tous trop grand pour moi et la vendeuse faillit avoir un malaise quand elle me vit arriver dans son magasin, un jean autrefois moulant mais aujourd'hui difforme et tennant à peine sur mes hanches, et un gilet long et - inutile de vous les dire - trois fois trop grand, dont la capuche était relevée sur ma tête.

Je ressortis néanmoins du magasins allégée -encore- de 138,20 ¤ mais remplumée d'environs un ou deux kilos de vétements taille....34 !

"Tu es contente ?"
Ma demanda ma mère avec un sourire à la fois triste mais réjoui de me voir moi-même sourire.
"Oui, oui, ca va maman, t'inquiétes pas pour moi" lui répondis-je en lui posant la main sur le bras.

"Ne t'inquiétes pas pour moi" ! J'y vennais, finalement, à ne pas vouloir qu'on s'inquiéte pour moi, sachant trés bien que de la part de la personne à laquelle je le demandais...c'était impossible.
Je me sentais trés bien, seulement ce que mon esprit ressentait, mon corps ne semblait pas trés bien le traduire. Car les sanglots de ma mère me prennant dans ses bras une fois montée sur la balance du médecin, le jour suivant, me firent comprendre que je ne m'en sortirais pas si facilement que je ne les pensais.

"Ecoutez, c'est normal, il faut que son corps se réhabitue à manger, son systéme digestif a été en standby pendant environs trois semaines. Cette courte durée est d'autant plus inquiétante que sa perte de poid se soit faite si rapidement.
Comment expliquez-vous que votre fille soit passée de 38kg à 36 en deux jours ? Avez-ous changé quelquechose ? A-t-elle fait du sport..peut-être s'est-elle faite vomir ?"
Dit le médecin, en m'adressant sa derniére phrase. Je répondis que non, je ne m'étais pas faite vomir, ma mére ajouta que j'avais beaucoup bougé et que donc ma perte de poid ces deux derniers jours pouvaient s'expliquer de cette manière.
"Je ne sais pas. Ecoutez voila ce que l'on va faire, je vais vous prescrire des agents nutritifs qui vous aideront à prendre du poids..."
Je suisautais à ces derniers mots. Ils n'avaient pas trés bien compris je crois : je ne veux pas reprendre du poids ! Aller mieux, d'accord, mais je ne veux pas regrossir !!
Le docteur remarqua mon angoisse et continua en disant : "...ou en tout cas à reprendre des forces. Ce sont des petits briques de liquide que vous pouvez prendre à la place d'un repas si vous n'arrivez pas à manger. Il y en a à plusieurs goûts, lequel veux-tu ? Il y a abricot, vanille, chocolat..."
Je ne l'écoutais plus, j'étais un peu éffondrée pas le fait que j'allais devoir reprendre du poids, mais je ne le montrais pas.


[ellipse]

"???-Coralie Bueno..
???- présente !
???- Caroline Cohen ?
???- Oui !
???- Océane Cohen ?
???- présente...
???- Samuel Djian...."


Mon premier jour d'école, je me sens vraiment mal à l'aise, tous les regards sont posés sur moi, personne ne comprend, personne ne sait.
Déborah me regarde de l'autre bout de la classe, assise à coté de Léa, elle me sourit et me demande si ca va du bout des lévres. je lui rends son sourire et le hoche la tête.
Les présentations des professeurs continuent et, enfin, la cloche sonne, tous les éleves se lévent, et du fait que je suis le plus prés de la porte possible, ils passent tous devant moi.


???- Dis-moi qu'est qui t'es arrivé ?
???- Ca va ?
???- Comment t'as changéééé !!
???- Dis-moi t'as fait un stage au Bangladesh ou comment ca se passe ?!
???- Putain mais j't'avais pas reconnuu !!
???- Grave t'es troop...changée
???- Avoues, c'est pour nous séduire heinn!!

Ils continuaient tous, je n'y prétais pas attention, même si je ressentais une certaine fiéreté d'être sujet de disscussion.
Toutes ces personnes vennaient vers moi, alors que jamais nous ne nous sommes parlés, nous nous détestions même pour certaines.
Je ne sais comment interpréter leur attitude. Serait-ce de la gentillesse, de la compassion. Devrais-je comprendre que même si on ne s'appriciait pas vraiment, ces personnes font quand même attetion à moi.
Ou alors elles ne font que profiter de la situation, et je ne suis pour eux qu'une distraction...


???- Mais laissez-la enfin c'est pas vrai ca !!!
Ils partirent tous à cette remarque .
Moi- Merci Déborah ...
Déborah- De rien

je lui souris.
"Alors, ca va mieux ?" reprit-elle ?

" Je suppose oui, j'ai envie de tout reprendre du début, de tout recommencer..mais je n'ai pas ni l'envie, ni la force de le leur dire à tous.
Déborah - Leur dire quoi ?
Moi- Que je ne veux plus entendre parler de ma vie avant
Déborah- D'accord..je le leur dirais
Moi- Merci"
"Mais de rien"
me dit-elle avec un clin d'oeil.

Je la regardais les prendre tous uns par uns à part et leur expliquer vaguement ce que je voulais, sans donner le pourquoi du comment. Certains protéstérent, d'autre ne comprenérent pas, d'autres s'en fichaient, mais la plupart se doutait de quelquechose et comprennaient se pliaient à ma volonté. Seulement ce que l'on dit aujourd'hui peut être oublié demain...


Ma mère m'attendait à la sortie, elle ne voulait pas que je sorte seule de peur que je ne me sente mal. On revint à la maison, et je m'assis à mon bureau tandis qu'elle se faisait couler un bain.
J'allumais pour la première fois depuis mon retour à Paris, mon cher ordinateur.
La boîte mail m'affichait un nombre exorbitant de messages non lus. C'est normal, étant donné qu'à la campagne, je n'avais internet qu'au cyber-café.
Je les lus, supprimant d'emblée ceux qui ne m'interessaient pas. Mais, alors que mes mails défilaient sous mes yeux, l'un d'entre eux attira mon attention, il était succint et clair :


"En voila encore une autre...

Piéces jointes Fichier Mp3 : Rette Mich- Artiste inconnu"


Je ne m'attarda pas à comprendre quoique-ce-soit, je savais déja tout, j'ouvris simplement le fichier que je vennais de recevoir, sachant d'avance que c'est le reméde parfait pour mes maux actuels.


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Hein-Ce-Temps©

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Everythings Must Change...cOmmencOns dOnc Par Ca !!

# Posté le mardi 27 mai 2008 03:47

Modifié le mardi 27 mai 2008 04:10

A sOng tO remember.

A sOng tO remember.
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Immédiatment, je fus transportée par les sons que la guitare émmetait, lorsque vinrent se poser les paroles sur cette mélodie, je ne pus m'empécher de sursauter savourant la profondeur de la voix et l'intensité des paroles. Le refrain vînt ensuite, suivi de la montée en force de la batterie, qui me fit crisper les mains sur mon bureau, jusqu'à ce que la batterie atteigne son apogée rythmique, pour enfin se stabiliser, et me faire désserer les poings et reprendre mon souffle.
La chanson se poursuivie, jusqu'à toucher à sa fin. Me croyeriez-vous si je vous disais que j'étais en sueur, rien qu'à l'écoute de cette chanson. Surement, si vous la connaissiez !


[ ... ]


" Bon, voila ! Ca n'a pas été facile, on ne nous en commande quasiment jamais !"
Je regardais tour à tour le pharmacien et les paquets sur le comptoir.
"C'est bien ce qui vous a été préscris ?!"
S'inquiétat le pharmacien voyant ma mine...déconfite.
"Oui, oui, ne vous inquiétez pas, c'est bien ca...combien je vous dois ?
rétorqua ma mère avec un sourire des plus
- Euh...alors il y a six packs de 3 Fortimels, le packs coûte 12¤ ce qui vous fait...72¤, et ce n'est pas remboursé par la SECU"
Nous répondit le pharmacien, la face dédormée par un de ces sourires tout ce qu'il y a de plus faux-cul.
Ma mère payat et me demanda de l'aider à porter les sacs.
C'était donc ça ce que le médecin m'avait préscrit. Ces "agents nutritifs".
J'avoue être un peu inriguée par ces produits..
Lorsque, le soir ma mère me propose de la soupe, je refuse catégoriquement. Elle se retourne alors vers l'étagère et en sort un Fortimel. Je regarde la chose d'un drôl d'oeil, un peu méfiante.
"Est-ce vraiment possible que cette chose me fasse prendre des forces sans me faire prendre du poid ? Je n'ai pas besoin de forces ! Je me sens en pleine forme..."
Ma première réaction : aller dans ma chambre, sans quitter des yeux la petite bouteille que je tiens dans ma main. Une fois à mon bureu, une habitude, un réflexe : regarder au dos de la bouteille les apports nutritifs. A savoir, les calories, les glucides, les lipides...
Mon Dieu ! Mais c'est qu'il y en a !
Impossible que j'avale ça ! Ils m'ont bien prise pour une conne...
Qu'est-ce que je fais maintenant ? Hein ! je fais quoi ...
Nan, je ne vais pas prendre ça. Trouver une solution....
La poubelle sous mon bureau semble me tendre les bras et m'offrir son aide. Que faire ? Etre sage et ouvrir la bouteille, ingurgiter le liquide, déglutir, grimacer et se voir prendre du poids de jour en jour, impuissante. Ou bien jetter le Fortimel, mentir, sourire faussement, décevoir, reprendre le contrôle. Ne pas se sentir incappable et dominée. Se sentir comme un enfant qui a besoin qu'on le protége? C'est vrai, je me sens un peu comme ça, mais je sais aussi que si j'adopte cette attitude, que je recherche la sécurité, je perdrais bientôt ma liberté.

Dilleme !

[...]


Maman - Tu as bus ?
Moi- J'ai bu
Maman- Tu ne me mens pas j'éspére !
Moi- Non.

Un sourire se dessine sur son visage.
Maman - c'est bien. Je suis fiére de toi

Est-ce que je mérite vraiment cette fiéreté dont je suis l'objet ?
Je ne crois pas mais peu importe, je n'ai plu la force.



" Je me suis perdue
Sur un chemin de terre battue
Pas d'indications
Auncun espoir à l'horizon
Je ne peux retrouver ma route
Sans emmettre un certain doute
Sur la route à prendre
Est-elle vraiment celle que j'arpente ?

Sans aucun repéres
Lachée en plein univers
Suis-je au Nord ou au Sud
Au triangle des Bermudes
En tout cas je suis à l'Ouest
Je suis ici la seule Qui reste
Perdue dans mes pensées."



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cOurt, je sais, mais la suite avant Lundi =D
tOujOurs pas le drOit de prendre les parOles! [drOits d'auteurs =D]


Hein-Ce-Temps



# Posté le mardi 27 mai 2008 03:50

Modifié le samedi 31 mai 2008 08:49

Une Vérité Qui dérange

Une Vérité Qui dérange
Il est 10h27 à ma montre, Alex n'est toujours pas là !
Il fait chier celui-là !
Pour patienter j'allume une cigarette, emitouflée dans mon keffieh qui me protége du vent qui souffle sur mon visage.

"Coucou !" crie-t-on dans mes oreilles, ce qui fait tomber la clope que je tennais du bout des lévres.
"Aïe !" je me retourne "mais quel abruti !!!"
"Qu'est-ce qu'il y a ?
-J'me suis brûlée
-Pff rebel de la life
-J't'emmerde
-c'est beau l'amour !!"

Je secoue la tête devant sa bouche en coeur et son air moqueur.

Qui est Alex ?
C'est un ami que j'ai rencontré au studio durant mes cours de batterie. Il a 21 ans, il veut devenir manager. Tant mieux, je veux un manager.
Oui je fais de la musique, je chante surtout !
Je chante mes propres chansons. Nous avons beaucoup avancés depuis le début de l'année 2005. Cela fait donc maintenant 4 mois que nous travaillons sur mes chansons, seulement aujourd'hui nous avons un probléme : nous sommes en manque de chansons.
En effet, je n'écris plus. je n'ai plus dinspiration. Je n'arrive plus à retranscrire sur du papier mes émotions. Peut-être tout simplement car je n'ai plus aucune émotions !
Cela fait depuis cet été que je n'ai pas écris une seule phrase.
ca l'énerve un peu comprennez ! Il veut bien m'aider mais si je n'écris pas on arrivera à rien.
Arriver à quoi de toute facon ?
On va sortir un album ?
j'en doute !
ce serait incroyable. Mais il ne marcherait pas !

Bref, donc nous sommes au studio, pour essayer de trouver une solution. Au programme : faire le point.
je déteste cette perpective.


Nous nous asseyons dans le canapé du studio. L'un en face de l'autre
"Bon, commence-t-il par dire, qu'est-ce qui ne va pas ?"
"Mais rien, répondis-je, pourquoi faut-il qu'il y ait toujours quelque chose qui n'aille pas
Mais ce n'est pas ca mais si je t'ai choisi, c'est que tu as des textes marquants, qui ont du poignant, et je ne suis pas naïf, je sais que tes histoires ont un rapport avec ta propre expérience, donc je suis en mesure de dire que, oui, il y a quelque chose qui ne va pas !"
Je grogne et croise les bras sur mon petit bourlet qui se forme sur mon ventre quand je m'assois."Bon allez, vas-y !!
-Quoi ?
-Raconte ce qui ne va pas"

Mais c'est qu'il est chiant celui-là alors !
"Ok ...c'est parti !"
Il se poste devant mon visage grave.
j'entamme mon récit, récit des 7 mois qui se sont écoulés depuis cet été. Il écoute, sagement.
Je lui raconte, mon éloignement avec mes amis depuis ma tentative de suicide, ma dépression, ma reprise de poids excessive, ma tristesse dissimulée, et biensur mon bloccage quant-à l'écriture depuis cet été, comme si je ne ressentais plus rien.
Il écoute, il callume une cigarette, il la fume, l'éteint, écoute toujours attend que j'ai fini et réflechit un moment avant de me dire
"c'est quoi le nom du groupe qui t'as fait pleurer pour la première fois ?'
Je le regarde avecd es yeux ronds, ne voyant pas vraiment le rapport et lui avoue
"Tokio Hotel". Il grimace, lance un peu importe désabusé et me dit que peut-être ce groupe arrivera-t-il à faire ressurgir mes émotions.
"Médite là-dessus et appelle-moi quand tu as un nouveau texte"
Et il me laisse en plan comme ca !

un peu désemparée j'écoute une chanson de Tokio Hotel -une nouvelle, encore- qui se nomme Leh' Die Sekunde, touchée en plein coeur, je me léve et me place derrière la batterie, entammant un solo interminable et puissant.

[...]



"Fait chier !!" Me répetais-je encore et toujours, tournant en rond dans ma chambre.
"Fait chier, fait chier, fait chier et fait chier !!!"

Les mains sur les hanches, je m'arréttais furtivement devant la glace, mes yeux se posérent d'abbord sur mes cuisses, imposantes telles des colones en marbres; puis sur mes hanches, débordant tels un flan dans un moule trop petit; ensuite sur mon ventre, tombant par dessus mon pantalon, et enfin sur mes bras, penouillant comme un chamalow fondu.

"Fait chier !" Me dis-je une drnière fois avant de m'assoir à mon bureau et de noircir une feuille de mon cahier, resté intact depuis plusieurs mois.

J'écrivis une chansons, depuis tout ce temps resté sans la moindre fibre créative. J'écrivis, puis ratura et jetta, pour réécrire une chansons que je n'eus pas le temps de finir car il était déja 22h, heure de mon coucher présumé.

[...]


"t'as fait tes exos de maths ?"
Merde les exos de maths !! fait chier !
"Nan !! c'était sur quoi ?
-Sur les volumes !
-Rooh j'y ai rien compris !! Bon c'est pas grave j'lui dirais que j'ai pas pu parceque j'étais chez la psy !
-Tu vas encore chez la psy ?
-nan ca fait depuis Octobre que j'y vais plus, mais elle est pas censée le savoir ca !"


Manipulatrice ? Moi ? Non ! Juste profiteuse !
Je joue avec les sentiments des gens, les sentiments que je leur inspire.
Je ne suis pas trés fière de moi-même, je ne m'aime pas beaucoup, mais aprés ma tentative de suicide, je me dis, qu'aprés tout, je n'y peux rien, c'est moi et c'est tout, si je ne me supporte pas moi-même on est mal barré !
Je me sors tant bien que mal de mon cours de mathématiques avec un mot dans le carnet, et file hors de l'écoles une fois la cloche réduite au silence pour m'acheter un Mars.

"Tu ne devrais pas !" me dit une voix à l'intérieur de moi
"Au point où j'en suis, une de plus un de moins ...
-Justement !"


Je l'achéte quand même et le mange, avec dégoût.

[...]


DRING !

"Fait chier ! ... Allo ?
-Allo ? ca va ?
-Alex !!
-bah oui ...
- Putain tu m'as dit 'appelle-moi quand t'as une chanson' ca veut pas dire 'je t'apelle en plein milieu de ton rattrapage d'exercice de maths' bordel !!!
- Oui moi ca va trés bien, merci de t'en soucier
- Vas chier !
- Non personellement je suis un peu constipé en ce moment"


Je ne pus contennir un petit rire nerveux.

"Tu as une chanson ?
-Non.
-OK, alors on se voit quand même Dimanche pour ton cours de batterie ?
- Biensur
-Ok a Dimanche
-A Dimanche"

Je posais le télephone sur sa base et me replongeait dans les lignes nourcies de mon cahier sur lequel figurait ces lignes :


"Mentir, Trahir, Bannir, Faire souffrir.
Tromper, cacher, Torturer,Contrarier,
Decevoir, Faie croire, Laisser choir

Refrain :
Tu les entends vennir ces forces qui punissent
Tu les sens accourir ces choses qui te maudissent
Tu aurais pu être meilleure
A cause de toi je me meurs
Tu m'as déçue.

Ne pas accourir, Ne pas choisir laisser mourir,
Ne pas aimer, Ne pas chercher, laisser tomber,
Ne pas voir, Ne pas vouloir, laisser au désespoir.

refrain:
Tu les entends vennir ces forces qui punissent
Tu les sens accourir ces choses qui te maudissent
Tu aurais pu être meilleure
A cause de toi je me meurs
Tu m'as déçue

J'ai menti, J'ai trahi, J"ai banni
On est maintenant quitte
On repart sages et pures
Allons nous-en trés vite
Je suis sûre
Qu'on peur guérir
Et les reconquérir."


Ce sont ces lignes qui changèrent , qui me changèrent.
Il y a parfois dans la vie un moment où on se dit "STOP!". Je crois que ce moment est arrivé pour moi. Il est temps de faire quelque chose de ma vie, au lieu de vivre tous les jours comme en apnée.
je vais sortir la tête de l'eau.
Première bonne résolution, aller voir Alex.
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# Posté le samedi 28 juin 2008 07:39

Modifié le samedi 28 juin 2008 10:55